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08/11/2009

je suis une vache

Il y’a des jours où je teste tout. Tout m’énerve, tout me semble pénible. Rien n’a de sens, tout est vain. Ces jours là j’oublie que je peux être heureuse. Je me sens lourde, coller au sol. Enfoncer. Et je rumine, je rumine des pensées noires. Je pense à comment je pourrais mourir. Je suis capable d’aller sur internet chercher où sont les artères dans le corps humain, où est le pont le plus haut, quel est le nom du meilleure somnifère, comment faire une fausse ordonnance. Je reste allongée, à ressasser ces pensées-là. Indéfiniment. Je deviens agressive, méchante. Je souffre alors j’ai envie de blesser les autres pour qu’ils ressentent la même chose. J’en veux à la terre entière.

Alors maintenant je sais que ce n’est pas moi. Je ne sais pas si c’est un effet placebo, mais je prends un ou deux cachets des antidépresseurs qui me restent. En quelques heures mes larmes se sèchent, je me sens plus légère. Je plaisante à nouveau, je souris à la vie, et le ciel devient plus bleu, mon chien plus affectueux, mon amoureux plus désirable.

 

Peut être que je n’ai pas besoin de cachets pour retrouver mon état naturel mais ça me rassure de savoir que j’en ai sous la main et comme je suis persuadée que ça marche, ça ne peut que marcher non ?

Pourvu que ça dure.

18:26 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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